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Deux journées techniques sur la sous-traitance pour consolider l’industrie automobile en Algerie

Le ministère de l’industrie et des mines a organisées lundi et mardi, les premières Journées techniques sur la sous-traitance automobile rassemblant un grand nombre de participants nationaux et étrangers dont des constructeurs automobiles (donneurs d’ordre), équipementiers, entreprises sous-traitantes (receveurs d’ordre) et experts.

Cette rencontre vise à encourager et à faciliter un dialogue responsable entre l’ensemble les parties prenantes dans la constructions automobile.

Le but de cet événement est de consolider l’industrie naissante automobile avec un aréopage de sous-traitants à même de diminuer la facture des importations du secteur. Pour rappel, la facture d’importation des véhicules finis (toutes catégories) et des collections CKD/SKD destinées à l’industrie de

montage des véhicules a augmenté à 2,13 milliards de dollars en 2017 contre 2,12 milliards de dollars en 2016.

Cette facture globale est marquée par la prédominance des importations des CKD/SKD (84% de la facture) qui se sont chiffrées à plus de 1,8 milliard de dollars en 2017 contre 897,35 millions de dollars en 2016, en hausse de plus de 904 millions de dollars (+101%).

Quant à la facture d’importation des véhicules finis (Véhicules de Tourisme et ceux de Transport de Personnes et de Marchandises), elle est passée à 328,22 millions de dollars en 2017 contre plus de 1,22 milliard de dollars en 2016, soit une baisse de près de 894 millions de dollars.

La participation active au processus de fabrication avec une intégration nationale progressive constituent la condition sine-qua-non du succès de l’industrie automobile en Algérie, affirmé le ministre de l’Industrie et des mines, Youcef Yousfi, lors de l’ouverture de cette rencontre.

M. Yousfi a indiqué que l’objectif n’est pas le montage des véhicules, même s’il constitue un jalon nécessaire d’apprentissage, mais plutôt la participation active au processus de fabrication avec une intégration progressive: “C’est la condition sine-qua-non du succès de l’implantation et du développement pérenne de l’industrie automobile dans notre pays”.

Le ministre a aussi rappelé que dans sa quête pour le développement de l’industrie automobile, l’Algérie “ne part de rien” puisque cela fait une cinquantaine d’année que la SNVI produit des véhicules industriels “bien appréciés” par les utilisateurs, et ce, avec un taux d’intégration supérieur à 80%.

A ce propos, il a considéré que même si la technologie n’est pas des plus récentes, une expérience et un savoir-faire ont été acquis avec une main d’œuvre qualifiée et motivée.

Abordant le secteur industriel en général, M. Yousfi a relevé que grâce aux dispositifs d’aides et d’appuis incitatifs mis en place depuis plusieurs années dans le cadre des programmes successifs du président de la République, l’Algérie assiste à “une véritable renaissance de l’industrie nationale après une période difficile”.

Il a, dans ce contexte, relevé qu’entre 2001 et 2016, le nombre de création de PME annuellement a plus que doublé en passant de 43.000 à 109.000, ajoutant que le nombre de projets industriels a été multiplié par sept (7) en passant de 350 en 2010 à 2.500 en 2017, alors que le montant des investissements a été multiplié par 11 durant la même période.

Selon lui, ces investissements concernent toutes les filières dont celles liées à l’industrie automobile.

Couplés à l’élan sérieux que prennent les industries sidérurgiques, mécaniques, électriques, électroniques, textiles, cuirs, unités de verre et de peinture, les projets de Sonatrach permettront, par ailleurs, aux entreprises de disposer de matières plastiques de plusieurs natures et de produits pétrochimiques divers, a-t-il avancé.

Il a cité en exemple l’entrée en activité prochaine d’usines de fabrication de pneumatiques alors que d’autres similaires sont en phase de projets.

(avec APS)
 

 

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