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En 2020 l’Algérie devrait exporter du carburant

La signature de deux contrats avec une société espagnole et une autre française dans le domaine de raffinage des hydrocarbures, marque le lancement intégral du programme de raffinage de la Sonatrach. Selon le P-dg de Sonatrach, Amine Mazouzi, la concrétisation de ce programme permettra, à partir de 2020, non seulement de couvrir les besoins du marché national en carburants mais aussi de dégager des excédents à l’exportation.

M.Mazouzi a également souligné que ces projets exprimaient la volonté de Sonatrach de valoriser davantage les ressources en gaz naturel, en GPL et en produits raffinés pour renforcer le tissu industriel national par l’émergence d’industries de transformation, de PME-PMI ainsi que le dégagement d’une plus-value par l’exportation des excédents de production.

En marge de la cérémonie de signature, le vice-président de Sonatrach chargé de la liquéfaction, de raffinage et de pétrochimie, Akli Remini, a indiqué à la presse que la signature de ces deux contrats venait confirmer la qualité “appréciable” des relations entre Sonatrach et ses partenaires étrangers dont “l’objectif commun est de fonder des partenariats économiques gagnant-gagnant”.

Selon lui, ces projets visent la création d’un maximum d’emplois et l’exploitation maximale des matières première nationales pour les besoins du marché local et pour l’exportation.

A ce propos, il a expliqué que le naphta et le fuel étant de moins en moins demandés sur les marchés internationaux, le mieux serait donc de les transformer en gasoil et en essence, à travers ces projets, pour les besoins du marché national et les valoriser.

L’année 2016 a été consacrée au lancement des études tandis que celle de 2017 sera dédiée à leur concrétisation, a-t-il avancé.

Sur ce point, il a fait savoir que depuis fin 2007, soit depuis que la consommation nationale a dépassé la capacité de production des raffineries du pays, l’Algérie a importé jusqu’à 2015 pour près de 20 milliards de dollars de carburants globalement. D’où l’intérêt de lancer ces projets, a-t-il soutenu.

“Nous avons un large programme de lancement de projets de raffinage. D’ailleurs, la facture d’importation des carburants ne dépassera pas un (1) milliard de dollars en 2016, contrairement aux années passées durant lesquelles nous en importions entre 2 à 3 milliards de dollars par an”, a-t-il rappelé.

“Notre objectif est de convertir nos matières premières localement et d’auto-satisfaire nos besoins en carburants à partir de 2018 et en devenir exportateur à partir de 2020”, a-t-il avancé.

Il a aussi annoncé qu’un autre “grand projet” dans le raffinage sera annoncé au cours du premier trimestre 2017.

Il s’agit d’un projet d’extraction de kérosène (utilisé notamment pour l’alimentation des réacteurs d’avions), un produit largement demandé tant sur le marché national qu’international, et qui sera réalisé à Skikda début 2017, tandis que le partenaire étranger de ce projet sera désigné incessamment.

(avec APS)

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