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Et si Tahkout avait raison!

Ces derniers jours, le microcosme algérois est secoué par une polémique dont le principal acteur est, bien malgré lui, l’homme d’affaire Mahieddine Tahkout. L’objet de cette polémique est la publication sur les réseaux sociaux d’images montrant des véhicules de marque Hyundai, auxquels il manque les roues, emballées dans du plastique et placés dans des containers. Cela a suffi pour relancer la suspicion sur la viabilité de l’usine TMC de Tiaret. Dés sa mise en service, le 29 octobre 2016, et la sortie du premier véhicule des chaines de montage, sceptiques certains intervenant dans le monde de l’automobile en Algérie on déclaré que la société n’assemblait que les roues sur des véhicules importés dans des containers.

L’homme d’affaire à l’origine du projet industriel, s’est défendu dans la presse nationale et a déclaré qu’il était victime d’une campagne malveillante orchestrée par ses concurrents. Il a ainsi indiqué qu’il est «irraisonnable» et «illogique» qu’il investisse dans un projet aussi important rien que pour faire du montage de pneus.

M.Tahkout a déclaré avoir en sa possession, «dans le strict respect du cahier des charges», une «décision technique» du ministère de l’Industrie qu’il appliquerait à la lettre. Comme seule preuve de son sérieux et du bien-fondé de sa démarche, il prend à témoin des entreprises algériennes travaillant dans cette usine, de deux entreprises chinoises et d’une entreprise sud-coréenne. Pour lui, la seule présence d’un staff technique sud-coréen dans son usine suffit pour s’assurer de son bon fonctionnement selon les critères énoncés dans le cahier des charges.

Il faut savoir que les bénéficiaire d’un projet industriel dédié aux activités de montage à partir de collections complètement (CKD) ou partiellement démontées (SKD), de bénéficier à l’importation d’un régime fiscal privilégié. Ils ne paient pas les droits de douanes, la TVA et la taxe pour véhicules neufs. C’est ce qui fait courir un bon nombre d’hommes d’affaires, ayant trouvé dans ce créneau une belle source de revenu.

Cependant, ce régime fiscal préférentiel est accordé «sur décision d’évaluation technique délivrée par le ministre de l’Industrie à charge pour l’entreprise bénéficiaire de respecter le taux d’intégration visé et attestant que les parties, pièces et composants importées par ses soins constituent ou font partie d’une collection complète.

Le patron de TMC, quand il dit qu’il satisfait pleinement aux condition du cahier de charge exigées par l’administration, doit certainement dire la vérité. Parce que tel que défini par ce document, le taux d’intégration comprend la participation au projet des industries déjà implantées dans notre pays, dans la réalisation de l’assemblage de véhicules mais pas seulement car la logistique, les salaires des employés, etc.. entrent dans le calcul de ce taux d’intégration. Et c’est en ce sens que Tahkout doit avoir raison de dire qu’il répond pleinement aux conditions du cahier de charge.

Dans l’absolu, iIl faut également savoir que pour des projets industriels de haute technicité il est très difficile de dépasser un certain taux d’intégration, les spécialistes parlent d’un maximum de 50%!

Il en est pour preuve le projet Renault au Maroc qui se targuait à son démarrage d’atteindre rapidement un taux d’intégration de 60% et qui a difficilement atteint, après trois ans d’activité,  le chiffre de 36%, selon des spécialiste du secteur.

 

 

 

 

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