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Formule 1, Grand Prix du Mexique: Lewis Hamilton impérial à Mexico

Le pilote britanique, Lewis Hamilton a continué dimanche son opération remontée: vainqueur du Grand Prix du Mexique de Formule 1, il n’a plus que 19 points de retard sur son coéquipier Nico Rosberg, deuxième et toujours leader du Championnat du monde, à deux GP de la fin de saison.

L’autódromo Hermanos Rodríguez à Mexico a été le théatre du départ en pole position d’Hamilton qui s’est un peu raté au premier virage, il est passé dans l’herbe, comme Rosberg, puis tout est rentré dans l’ordre et le triple champion du monde anglais a gagné, comme dimanche dernier aux États-Unis.

Le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) a perdu sa 3e place, sur la piste, car il a été pénalisé juste après l’arrivée pour un passage hors-piste, ce qui a permis à l’Allemand Sebastian Vettel (Ferrari) de monter sur le podium.

C’était avant que Vettel soit lui-même sanctionné quelques heures après la course. L’Australien Daniel Ricciardo (Red Bull) remonte donc à la 3e place et son coéquipier Verstappen à la 4e du classement final du Grand Prix.

Avec sa victoire, la 8e de la saison et la 51e de sa carrière, autant que le quadruple champion du monde Alain Prost, Hamilton préserve l’espoir de remporter le titre. Mais Rosberg a également rempli son contrat car il lui suffit de terminer deuxième des deux derniers GP (Brésil et Abou Dhabi) pour coiffer la couronne, même si le Britannique gagne les deux.

Hamilton a déjà remporté trois titres (2008, 2014 et 2015) et Rosberg aucun, alors que les deux hommes ont le même âge (31 ans). Mercedes s’est pour sa part assuré le titre des constructeurs après le GP du Japon début octobre.

Le duel entre Verstappen et Vettel a dominé les derniers tours de la course mais les commissaires ont jugé que le Néerlandais avait « tiré un avantage » de son passage au-delà des limites de la piste lors d’une tentative de dépassement de Vettel, et ils l’ont pénalisé en conséquence.

« C’est un…, voilà ce qu’il est », s’est énervé le pilote Ferrari dans sa radio de bord après la manoeuvre de Verstappen. Il s’est refusé, lors de la conférence de presse après la course, à préciser le mot exact qu’il avait employé. Mais l’enregistrement de la bordée d’insultes, sur sa radio de bord, a aussitôt fleuri sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreux commentaires.

Le jeune Néerlandais (19 ans) semblait extrêmement dépité après l’annonce de sa pénalité qui l’a fait rétrograder au 5e rang, derrière Vettel et Daniel Ricciardo, dans l’autre Red Bull. Puis Ricciardo a soufflé sur les braises en affirmant qu’il méritait plus ce podium que Vettel, prenant fait et cause pour son jeune coéquipier. Et les patrons de Red Bull sont partis à la recherche de Charlie Whiting, le directeur de course de la F1, dans le paddock de Mexico…

Le départ de la course a été passablement mouvementé, Hamilton, Rosberg et Verstappen se battant pour la première place et sortant tous les trois des limites de la piste. Mais les monoplaces de tête ne se sont pas accrochées, et Hamilton a pris le large.

Ce n’était pas le cas en fond de grille, un accident éliminant tout de suite l’Allemand Pascal Wehrlein (Manor) qui s’était pourtant bien qualifié. C’était la seule neutralisation par la voiture de sécurité, trop tôt et pas assez longtemps pour avoir des conséquences sur la suite de cette 19e manche de la saison.

Sur ce circuit très rapide et le plus haut de la saison à 2.200 mètres d’altitude, la course a été marquée par de nombreuses tentatives de dépassement parfois hasardeuses. Au 50e tour, Verstappen s’est ainsi raté au freinage en tentant de prendre le meilleur sur Rosberg pour la 2e place, perdant deux secondes.

Cela a permis à Vettel, qui avait opté pour une stratégie pneus audacieuse, en effectuant plus de 30 tours en début de course avec ses pneus tendres, de revenir sur lui.

Mais le jeune Néerlandais, dont le comportement sur la piste est souvent critiqué par ses pairs, a résisté jusqu’au bout, et même un peu plus, pour tenter de préserver sa 3e place. De quoi s’attirer l’ire de Vettel… et une punition express des commissaires.

Enfin, pour l’anecdote, le Finlandais Valtteri Bottas (Williams) a bien failli battre le record absolu de vitesse lors d’un GP de F1. Il a roulé à 372,5 km/h, soit 0,1 km/h de moins que le Colombien Juan Pablo Montoya en 2005, lors du GP d’Italie à Monza.

(avec afp)

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