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Industrie automobile en Algérie: une régression pas si féconde que cela

La semaine dernière a été dominée par la polémique qui s’est installée au sujet de l’industrie automobile en Algérie.

Le premier ministre, Abdelmadjid Tebboune a été le premier à ouvrir les hostilités en mettant en doute le sérieux des projets industriels dans le secteur du montage automobile. Suivi en cela par son ministre de l’industrie, Bedda Mahdjoub qui a, de son coté, été bien plus explicite en déclarant que “les objectifs tracés n’ont pas été atteint”. Pour lui, “les constructeurs automobiles se sont engagés à créer davantage d’emplois et de valeur ajoutée dans le secteur et surtout de baisser la facture des importations. Aucun de ces objectifs n’a été réalisé. Au lieu de créer de l’emploi le secteur en a perdu. À cela s’ajoute le fait que nous avons mis en difficulté le trésor public qui a été privé de la perception de droits de douane et différentes taxes”, a-t-il déclaré à nos confrères du journal en ligne TSA.

Le nouveau ministre de l’industrie veut changer la manière dont a été mis en place le secteur de l’assemblage automobile, il a l’intention de s’appuyer sur les équipementiers et “créé de petites et moyennes entreprises spécialisées dans la fabrication des pièces détachées. On ne peut pas aller vers un taux d’intégration élevé sans les sociétés de sous-traitance”, a-t-il encore indiqué.

Pour ce qu’il s’agit des usines d’assemblage existantes ou en cours de lancement, le gouvernement compte, d’après le ministre de l’industrie, fixer un quota pour la production.  Il explique que: “les quotas de production seront liés au taux d’intégration. Plus le taux d’intégration est élevé, plus nous autoriserons la production de véhicules. En d’autres termes, le constructeur qui réalise un fort taux d’intégration aura un quota de production plus élevé. Celui qui n’améliore pas son taux verra son quota baissé”.

Rappelons que ce même nouveau ministre a été, député et de surcroit président du groupe parlementaire chargé de l’industrie à l’APN. Cela ne l’a pas empêché d”applaudir à toute les décisions de son prédécesseur, Abdesslam Bouchouareb.

En résumé, les pouvoirs publics donnent l’impression d’être dans une logique destructrice et qu’à chaque arrivée d’une nouvelle équipe gouvernementale, tout est fait pour effacer ce qui a été réalisé par  la précédente équipe. Alors qu’il aura été plus simple de prendre ce qui est positif et améliorer ce qui l’est moins. D’autant plus qu’aujourd’hui notre pays n’a plus les moyens de gaspiller de l’argent du fait des humeurs des uns et des autres.

Il faut croire que l’automobile, en Algérie, est un secteur bien lucratif pour susciter autant d’appétit. Malheureusement c’est les emplois créés par le secteur qui en pâtissent et ils se comptent par dizaines de millier.

Beaucoup d’employés sont aujourd’hui au chaumage à cause de l’incurie des uns et des autres. Sans oublier le savoir faire et surtout les réseaux créés par les concessionnaire qui pour un grand nombre d’entre eux ont disparu ou dans le meilleur des cas tournent au ralentie.

Il est donc temps de remettre le secteur de l’automobile sur les rails, loin de toute considération politiques ou bassement mercantile, pour le bien de tout le monde.

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