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La crise est bien là!

Les stigmates de la crise du marché automobile sont bien visibles. Non disponibilité et cherté des véhicules, quand on en trouve, marché hebdomadaires de voitures moroses, les stickers “à vendre” ont pratiquement disparus des lunettes arrières des voitures, ce ne sont la que quelques marques visibles de cette crise qui s’est bien installé dans notre pays.

Mais d’où vient cette descente aux enfers d’un marché et d’un secteur auxquels tout le monde prédisait un avenir radieux?

Il était même prévu que ce secteur deviennent la locomotive de l’économie en Algérie, du fait de sa structuration rationnelle et aussi parce qu’il se rapprochait de plus en plus des standards et normes internationales.

La chute du prix du pétrole a été l’un des principaux facteurs, sinon le plus important, qui ont entraîné la chute du marché de l’automobile en Algérie.  En terme simple les importations se faisaient via de la devise fournie par la banque (le dinars n’étant pas encore convertible), fruit de la vente du pétrole. Une fois la devise devenue rare du fait de la chute du prix du pétrole de plus de la moitié de sa valeur, l’état a sommé les banques de ne plus en donner aux concessionnaires, et ceci via plusieurs subterfuges, dont les licences d’importations et autres quotas restrictifs.

Des entreprises qui ont mis des années à se former se sont retrouvé du jour au lendemain privé d’activité et poussées à la fermeture. Beaucoup d’entres elles ont commencé par dégraisser leurs masse salariale. Des employés qui se sont construit une vie et un statut dans la société se sont retrouvé, soudainement, dans une situation difficile. Les patrons de ces sociétés, eux aussi, ont investis beaucoup d’argent et de temps dans leurs affaires. Et même si certain diront qu’ils se sont bien remplis les poches lors des années faste, et personne ne le leur reproche car ils sont dans leur rôle. Il n’empêche que ce n’est pas de gaieté de cœur de voire disparaître une entreprise qui fait vivre des centaines de famille!

En somme un vrais gâchis!

Aujourd’hui avec le recentrage du marché automobile vers l’industrie et le “made in Algérie”, rien ne dit que les choses vont rentrer dans l’ordre. Car une activité commerciale ou une industrie prend du temps pour arriver et maturation. Et ne doit rien devoir au fait du prince, qui peut tout remettre en cause et détruire ce qui a été construit par le seul fait d’une directive. L’exemple récent de la destruction du secteur commerciale automobile en est le parfait exemple.

Et le consommateur dans toute cette histoire, paye la facture des errements d’un  état qui gère un pays au jour le jour et sans aucune rationalité.

Mais voila l’algérien en a pris l’habitude et relativise ce qui lui arrive en se disant il y a pire. Et vogue la galère!

 

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