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Le port de la ceinture de sécurité bientôt obligatoire….en Tunisie!

Le port de la ceinture de sécurité sera prochainement rendu obligatoire dans les zones urbaines de Tunisie, pays d’Afrique du nord le plus touché par la mortalité routière après la Libye, a affirmé mardi la responsable d’une association, Afef Ben Ghenia.

« Nous avons eu des séances de travail avec les ministères du Transport et de l’Intérieur, et le port de la ceinture de sécurité sera dans les plus brefs délais rendu obligatoire », a déclaré sur la radio Mosaïque FM Mme Ben Ghenia, présidente de l’association « Les ambassadeurs de la sécurité routière ».

Sollicité par l’AFP, le ministère des Transports n’était pas joignable pour confirmer ou infirmer cette information.

Feux rouges grillés (ou en panne), sens interdits non respectés, voitures garées en double file ou circulant sur les rails du tramway…: les routes tunisiennes sont particulièrement dangereuses, avec plus d’un millier de décès chaque année pour une population de 11 millions d’habitants.

Des chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) font ainsi apparaître que la Tunisie est le pays d’Afrique du nord le plus touché par la mortalité routière après la Libye, avec 24,40 tués pour 100.000 habitants.

« Nous avons mis en place une nouvelle stratégie, via des canaux comme les réseaux sociaux avec la participation d’un nombre important d’ambassadeurs de la sécurité routière (…) porteurs de notre message qui incite les gens à changer leurs comportements », a expliqué Mme Ben Ghenia.

Selon elle, « cette campagne se poursuivra (…) et prépare le terrain pour que le port de la ceinture devienne obligatoire ».

Fin août, 16 personnes sont mortes et 85 ont été blessées dans l’un des pires drames de l’insécurité routière du pays, lorsqu’un semi-remorque est entré en collision avec un bus de transport public et une quinzaine de voitures.

L’accident avait eu lieu à Kasserine (centre), aux abords d’un marché qui se tenait en bord de route. Les terribles images du drame ont suscité l’émoi dans le pays et fait parler d’un fléau souvent relégué au second plan ces dernières années.

(afp)

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