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Modernisation du réseau routier de la wilaya de Naama

Le réseau routier de la wilaya de Naâma est à 80% en bon état grâce aux multiples opérations de modernisation et de rénovation des routes, et au renforcement des ouvrages d’art et des structures de maintenance, permettant de prétendre à une impulsion et intégration de l’économie de la région.

Les diverses opérations menées par le secteur des Travaux publics ces dernières années ont permis la rénovation d’un total de 1.202 km sur un réseau global de 1.550 km, en plus de la réalisation, dans le cadre du désenclavement des zones reculées et leur raccordement aux chefs-lieux de leurs communes de rattachement, de 370 km de routes nouvelles, selon la direction des travaux publics (DTP).

Les données du secteur font état de la rénovation de 460 km de routes nationales (RN), de 240 km de chemins de wilaya (CW) et de 542 km de routes communales, en plus de l’élimination des “points noirs” constituant de réels dangers sur le réseau et ce, à travers la réalisation de 29 ouvrages d’art enjambant les grands Oueds traversant le territoire de la wilaya de Naâma, dont les oueds Hadjadj, Ghellaba, Maktaâ El-Delli, Mékalis, Tirkount, Kassou et El-Rethem, dont les crues provoquent l’isolement de plusieurs localités et communes, comme cela a été le cas lors des inondations d’octobre 2008.

Pour remédier à la situation et éviter les coupures de routes en période d’intempéries, il a été  envisagé la réalisation d’un imposant pont de 200 mètres au niveau de Oued Es-Sam pour raccorder cette zone au village de Amar, puis à la RN-6, et mettre fin ainsi aux désagréments causés aux usagers de cette routes du fait de sa fermeture lors des crues.

Ceci, en plus de la réalisation d’une nouvelle route reliant la zone touristique d’Ain Ouarka à la RN-47, aux limites territoriales avec la wilaya d’El-Bayadh, via les Oasis du ksar de Boussemghoune, l’élimination des virages dangereux et la réalisation de trois routes de contournement des villes de Naâma, Mécheria et Ain-Sefra.

Les opérations de développement retenues pour le secteur et visant le renforcement des infrastructures de base, la fluidification et la sécurisation de la circulation sur le réseau routier de la wilaya de Naâma, ont contribué au développement de l’activité de transport dans la région, à travers l’ouverture de nouvelles dessertes reliant les régions des hauts plateaux à celles du grand Sud du pays, via les communes de la wilaya de Naâma, constituant ainsi un axe de transit névralgique en tant que prolongement de l’autoroute des Hauts-Plateaux.

Pour le DTP de Naâma, Habib Semghouni, le secteur s’assigne, à travers la programmation et la concrétisation de projets routiers, plusieurs objectifs consistant en l’exploitation du réseau routier pour le développement de l’investissement et des échanges commerciaux, notamment la commercialisation des produits issus de l’activité d’élevage, le désenclavement des zones d’élevage et de transhumance à travers la bande frontalière et la relance du tourisme.

Susceptibles d’impulser l’activité économique dans cette région, ces opérations portent, entre-autres, sur un projet de tronçon routier reliant la commune frontalière d’El-Kasdir (Naâma) à celle d’El-Aricha (Sud de Tlemcen), le désenclavement des communes de ces deux wilayas limitrophes, ainsi que la réalisation d’un axe routier entre la commune de Mekmène Benamar et la localité de Mechraâ Laâlem, a signalé le même responsable.

Il est fait aussi état, dans le même cadre, de la réception d’une distance de 112 km du projet de dédoublement de la RN-6 , la réalisation de cinq ouvrages d’art, des dalots, trois échangeurs, ainsi que des voies d’accès secondaires et de substitution en période d’inondations, ainsi que l’ouverture de nouveaux axes routiers, dont la route de Founassa réduisant la distance entre les wilayas de Béchar et Naâma, et la route El-Kasdir-Laâlem pour écourter la distance entre les wilayas de Naâma, Tlemcen et Sidi Bel-Abbes.

D’autres actions de modernisation du réseau routier ont également été projetées par le secteur et consistent en l’entretien et la maintenance de trois ponts, datant de plus de 30 ans et dont l’étude technique a laissé apparaitre leur possible fragilisation par la force des crues qu’ont connues les régions de Hadjadj, El-Ogla et Hadj Mimoun.

Le secteur a enregistré, sur proposition de la population locale d’Ain-Sefra, la projection d’une opération de réalisation d’une route de contournement longue de 4 km, avec un ouvrage d’art, devant relier le CW-5 à la RN-6A.

Outre l’aménagement du CW-3 à l’entrée de la localité touristique d’Ain-Ouarka, sont menés des travaux de renforcement d’un tronçon de 20 km reliant via Tesmouline les wilayas de Naâma et El-Bayadh, le renforcement de 5 km de la route menant à la zone humide de “Oglet-Sendène”, en plus de la réhabilitation de 15 km de la route reliant la commune d’Asla et la RN-6.

Inscrits au titre du programme sectoriel de développement pour 2016, les projets de développement des routes, qui portent sur le revêtement, la modernisation, la réfection et la réhabilitation de 75 km de routes nationales, dont 58 km ont été livrés, visent la réduction des accidents de circulation, l’élimination des points dangereux et l’amélioration de l’état des routes à la satisfaction de leurs usagers.

Il s’agit entre-autres actions entreprises par la direction des Travaux publics de la mise en place de signalisation, dont une opération d’installation de près de 5.000 panneaux sur un réseau routier long de 1.555 km tire à sa fin.

Le secteur a, par ailleurs, réalisé, au niveau des daïras de Naâma, Mécheria, Ain-Sefra, Mekmène Benamar et Moghrar, de cinq unités, équipées et encadrées, chargées du contrôle de l’état des routes et de l’intervention rapide le cas échéant.

A ces efforts de préservation et de protection du réseau routier, viennent s’ajouter la création de 10 maison cantonnières, d’un parc de wilaya composé de chasse-neiges et d’engins de désensablement et autres matériels d’intervention, en plus du renforcement de la ressource humaine par le recrutement, au cours des cinq dernières années, de 58 ingénieurs et techniciens chargées du contrôle, suivi et promotion des techniques d’entretien des infrastructures, a signalé le DTP de Naâma.

(APS)

 

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