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Monkeygate, nouvelles révélations: des humains utilisés comme cobayes!

Comme nous vous l’avons rapporté dans un précédent papier sur DZMOTION.COM, et plus de deux ans après l’éclatement du “dieselgate”, une autre polémique en lien avec ce scandale environnemental mondial commence à refaire surface. Tout a commencé ce week-end, lorsque le New York Times a révélé une expérience menée en 2014 aux États-Unis par des scientifiques de l’association European Research Group on Environment and Health in the Transport Sector et financée par le constructeur automobile Volkswagen.

La méthode avait de quoi interpeller: des macaques, installés dans des pièces étanches devant des dessins animés, devaient respirer les gaz d’échappement d’une Volkswagen Beetle. Le but? Prouver que les moteurs diesel VW dotés de la toute dernière technologie (en l’occurence le logiciel frauduleux) étaient moins nocifs pour la santé que les précédents.

Les révélations se sont enchaînées ce lundi, la presse allemande rapportant une autre expérience financée par Volkswagen, BMW et Daimler et menée entre 2012 et 2015 par l’Association européenne de recherche en matière d’environnement et de la santé dans le secteur des transports (EUGT), cette fois sur des êtres humains. Il s’agissait d’une étude pour tester les effets de “l’inhalation à court terme” de dioxyde d’azote sur 25 jeunes adultes en bonne santé. Autre nouveauté: cette expérience n’a pas été organisée aux États-Unis mais bien en Europe, dans un institut dépendant de l’hôpital universitaire d’Aix-la-Chapelle en Allemagne.

Ces mêmes tests sur l’inhalation de gaz d’échappement ont également été réalisés sur des humains dans un deuxième pays européen: aux Pays-Bas. C’est ce qu’indique ce mardi au média NOS Paul Borm, professeur en toxicologie qui est aussi l’un des chercheurs impliqués dans l’étude.

Ces tests néerlandais se sont déroulés à l’Institut national pour la Santé publique et l’Environnement (Rijksinstituut voor Volksgezondheid en Milieu, ou RIVM) un peu plus tôt que ceux en Allemagne: de 2006 à 2012. “J’ai moi-même effectué ces tests pour le RIVM. Parfois avec des souris et des rats et, oui, également avec des gens”, explique Paul Borm. “On mettait 12 personnes dans un très grand camion, qui étaient munies d’un masque pour leur faire respirer pendant une heure l’air environnant”, poursuit-il.

La méthode aurait pu être dénoncée plus tôt, puisqu’une note sur l’étude avait été publiée en 2012 notamment sur le site internet du RIVM. “Dix hommes et deux femmes âgés de 19 à 26 ans ont été recrutés à la Zuyd Hogeschool à Heerlen. Ils ont donné leur autorisation pour la recherche disant qu’ils comprenaient le but de l’étude et prenaient note des dangers”, décrivait ainsi la note. Le déroulé de l’expérience était aussi brièvement exposé: pendant une heure, les participants allaient être exposés à des gaz de différentes concentrations, le tout dans un espace confiné. Et pour “standardiser leur stimulation visuelle”, les participants étaient installés devant un “documentaire sur la vie sous l’océan”, spécifiait encore la note.

 

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