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Réhabilitation et modernisation du réseau routier des zones frontalières

Suite à l’instruction du président de la république pour le développement des zones frontalières, le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane a affirmé, samedi à Alger, que le développement de ces zones était une priorité nationale devant renforcer l’attractivité de ces régions, faire émerger de nouveaux pôles et créer des zones intégrées de développement.

“La réalisation du développement nécessite,en général, d’importants investissements pour développer les infrastructures pour les moyens de transports, un objectif que l’Etat s’est employé à réaliser, notamment lors des dernières années, suivant le Schéma national d’aménagement du territoire”, a indiqué M. Zaalane dans une allocution lors des travaux de la rencontre nationale sur le développement des zones frontalières, organisée par le ministère de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’Aménagement du territoire au Centre international des conférences (CIC), Abdelatif Rahal (Alger).

Dans le domaine des travaux publics, M. Zaalane a précisé que les efforts avaient été centrés sur la réhabilitation et la modernisation des réseaux routiers à travers la réalisation de plus de 23.000 Km de nouvelles routes au niveau national, dont plus de 5.000 Km au profit des wilayas frontalières, citant, à ce titre, la route nationale n 1 (RN1) transformée en voie rapide (850Km), la route nationale n 3 (RN3) reliant Illizi à Djanet (400Km), la route nationale n 6 (dédoublement de la voie reliant Naama à Béchar +250Km+) et la route nationale n 50 reliant Béchar à Tindouf (650Km).

M. Zaalane a rappelé la réalisation de 16.000 km de nouvelles routes sur la bande frontalière des wilayas du sud et des Hauts Plateaux dont l’axe reliant Bordj Badji Mokhtar à Djanet sur une distance de 1.500 km, l’axe reliant Douar El Maa (El Oued) et Debdab (Illizi) sur une distance de 500 km et l’axe reliant Silat (Tamanrasset) à Tinzaouatine sur une distance de 400 km.

Le ministre a évoqué également la réalisation de l’autoroute est-ouest dont les travaux restant au niveau des frontières, soit entre Drean (El Taref) et les frontières algéro-tunisiennes, ont été entamés sur une distance de 84 km.

Il a également cité la transsaharienne sur une distance de 3.400 km reliant l’Algérie et cinq pays, à savoir la Tunisie, le Mali, le Niger, le Nigéria et le Tchad, un projet qui constitue, selon le ministre, un facteur pour la relance de la coopération entre les pays voisins.

Le programme prévoit en outre la poursuite du programme national de dédoublement des routes qui concerne essentiellement les wilayas frontalières dont la route nationale N 48, dans la wilaya d’El Oued (35 km), la route nationale N 16, reliant Souk Ahras à El Taref (45 km), la route nationale N 7 reliant Maghnia à Marssa Ben M’hidi (Tlemcen) sur 60 km.

Concernant la voie ferrée et dans le but de faciliter les échanges commerciaux et le déplacement des citoyens, une partie des programmes de développement a été consacrée aux wilayas frontalières avec un réseau de 800 km, selon le ministre qui a ajouté que des trains modernes (Coradia) ont été mis en service récemment reliant Oran à Bechar en passant par la wilaya de Naama dans le but d’améliorer les prestations.

Ces trains seront généralisés à la faveur de la ligne frontalière dès l’achèvement des travaux.

Pour ce qui est du transport routier, le gouvernement a accordé un “grand intérêt” aux régions frontalières à la faveur de différents plans de développements, aussi bien pour les gares terrestres que pour le transport terrestre grâce aux prestations fournies par les entreprises publiques auxquelles s’ajoutent les prestations du secteur privé.

(avec APS)

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