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Un schéma d’aménagement pour la Transsaharienne

Une étude a été lancée récemment pour élaborer un schéma d’aménagement en Algérie, au Mali et au Niger afin de valoriser la route Transsaharienne sur le plan économique, a indiqué mardi à Alger le secrétaire général du Comité de liaison de la route Transsaharienne (CLRT) Mohamed Ayadi.

“Nous travaillons sur l’élaboration d’un schéma d’aménagement entre le nord du Mali et du Niger, et l’extrême sud de l’Algérie pour construire une microéconomie et définir ce que les trois pays peuvent échanger et élaborer une vision commune pour valoriser nos potentialités”, a-t-il déclaré lors d’une conférence-débats.

Selon les explications de M. Ayadi, l’étude en question est réalisée par les trois pays et qui couvre notamment les zones desservies par la Transsaharienne (Alger-Lagos sur un linéaire global de 9.500 km).

Le schéma prévu consiste en un plan de réalisation de projets d’infrastructures et d’équipements capables de booster la dynamique économique sur le corridor de la Transsaharienne, notamment dans les zones frontalières.

L’intervenant a fait remarquer que le Mali et le Niger, qui n’ont pas pour le moment achevé leurs tronçons de la route, souffrent d’un manque d’équipements publics sur leurs frontières avec l’Algérie (Ecoles, unités industrielles, hôpitaux…) ce qui affecte la dynamique socioéconomique et la valorisation de la Transsaharienne, conçue pour favoriser les échanges et le développement économiques interafricains.

Lancé dans les années 1960, le projet de la route Transsaharienne est un réseau routier de quatre branches desservant outre l’Algérie, la Tunisie, le Mali, le Niger, le Tchad, et le Nigeria. A ce jour, ce projet n’est pas totalement achevé en raison de difficultés économiques et financières notamment dans les pays du Sahel.

Le responsable du Comité a relevé, dans ce sens, la nécessité pour les six pays de faire valoir l’utilité et la faisabilité de la route Transsaharienne dans la perspective d’obtenir des financements auprès des bailleurs de fonds internationaux.

Parmi les institutions internationales ayant déjà accordé des financements pour les tronçons restants notamment au Niger, au Mali et au Tchad, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID) et le Fonds de l’Opep (OFID), a-t-il rappelé.

Jusqu’ici, le Tchad n’a réalisé que 180 km sur les 600 km prévus sur son territoire, alors qu’au Mali 1.200 km de route sont d’ores et déjà achevés tandis que 700 km restent à réaliser, selon les données du CLRT.

Par contre, l’Algérie a quasiment terminé la réalisation de son tronçon de 1.400 km et il ne reste qu’environ 200 km sur l’axe Tamanrasset-frontières maliennes. L’Algérie a contribué au financement et à la réalisation d’une section nigérienne de 230 km.

Pour sa part, le Nigeria a réalisé la moitié de sa section (1.130 Km), alors que la Tunisie a achevé la sienne (138 km).

L’Algérie compte faire une jonction entre le futur Grand port du centre (Tipaza), celui de Djendjen (Jijel), l’autoroute est-ouest et la Transsaharienne.

Avec cette jonction, les délais de transport entre l’Algérie et le Mali devront se situer entre 7 et 10 jours avec des frais de transport ne dépassant pas les 5% de la valeur des marchandises, contre un délai de 2 mois avec des frais de transport représentant 40%, rappelle-t-on.

Déplorant la faible contribution des entreprises algérienne à la réalisation de ce projet panafricain, M. Ayadi a appelé à définir une meilleure politique encourageant la présence des entreprises algériennes en Afrique.

Présidé par l’Algérie, le CLRT est composé des pays traversés par la transsaharienne: le Mali, Tunisie, Niger, Tchad et Nigeria.

Son rôle est d’assurer la coordination entre les six pays membres pour suivre l’état d’avancement ainsi les contraintes du projet. Ses membres se réunissent tous les six mois pour évaluer le projet.

(APS)

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