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TVA ou pas TVA?

L’instauration de la TVA en direction des constructeurs automobiles locaux, après y avoir été exonérés, est un sujet qui suscite, à juste titre d’ailleurs, l’intérêt de grand nombre d’algériens.

Cette TVA, que le projet de loi de finance complémentaire pour l’année 2018, a arrêté à 19%, ne sera pas négligeable dans la fixation du prix du véhicule, en effet il ne fait aucun doute que cette taxe imposée aux opérateurs activant dans le domaine du montage automobile CKD et SKD, sera logiquement répercutée sur le prix des véhicules vendus au client final.

Le projet de loi de finance complémentaire (LFC 2018) est actuellement à l’étude au niveau de l’APN, après avoir reçu l’aval du conseil du conseil des ministres et de la commission économique de cette même assemblée populaire, en attendant l’aval des députées qui ne saurait tarder.

Il est certain que la majorité du parlement, FLN et RND en tètes, votera en faveur de cette LFC 2018. Cependant des députées de l’opposition affichent un autre son de cloche, proposant, pour le PT par exemple, de remplacer la TVA par une augmentation de l’IBS, un impôt qui touchera aux bénéfices des constructeurs automobiles locaux. Idée qui n’empêchera certainement pas ces dernier de répercuter la taxe sur le prix du produit final.

De son coté, le parti du FFS demande carrément la mise en place d’une commission d’enquête pour s’enquérir des agissements de certains industriels, qui ayant été exonérés de TVA ont continué à la percevoir indument sans la reverser au trésor, ce qui en faisait un bénéfice supplémentaire gagné sur le dos des clients.

La TVA controversé aura été le feuilleton de l’été et quelque soit l’issu du vote des députés il est certain que le prix des voitures ne connaîtra pas une baisse significative. Par ailleurs, la chute de la valeur du dinars par rapport à l’euro et au dollar ne plaide pas en faveur de cette baisse des prix.

Le concessionnaire Sovac a pris les devants et assure sa clientèle de la stabilité des prix, à son niveau, puisqu’il stipule dans une lettre d’engagement, qu’il fournit à ses clients, que “l’ensemble des modèles commercialisés par le concessionnaire sont concernés par la stabilité des prix jusqu’à décembre 2018”.

“Toute révision des prix fera l’objet d’une ristourne au profit du client équivalente à la réduction du prix du véhicule”, indique le même engagement de Sovac que nous avons pu consulter.

Il faut que les algériens comprennent que le temps où les voitures affichées à des tarifs relativement abordables (2012, 2013, 2014 et 2015), est révolu!

Un pouvoir d’achat en perpétuelle dégringolade et une monnaie nationale qui n’est pas prête à stopper sa descente aux enfers, l’avenir n’est pas rose pour les consommateurs algériens et acquérir une auto restera un luxe qui n’est pas à la portée de tout le monde, il est temps de le comprendre.

 

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