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Carlos Ghosn dans la tourmente

Plus dur est la chute pour l’emblématique patron du groupe Renault-Nissan-Mitsubishi qui affronte en ce moment les affres des geôles nippones pour avoir, entre autre, voulu dissimulé une partie de ses revenus au fisc local.

Les constructeurs japonais Nissan et Mitsubishi Motors ont déjà révoqué à l’unanimité Carlos Ghosn de la présidence de leur conseil d’administration, mais le groupe français Renault l’a maintenu jusqu’à présent à son poste, confiant « à titre provisoire »  la direction exécutive à son numéro deux Thierry Bolloré.

On se rappelle que M.Ghosn a été arrêté soudainement le 19 novembre à Tokyo à l’arrivée de son jet privé. « Aujourd’hui, la décision a été prise de maintenir M. Ghosn en détention. La garde à vue viendra à expiration le 1er janvier », a dit le tribunal du district de Tokyo dans un communiqué. La justice japonaise accuse le patron du groupe Renault d’avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015, selon l’agence Kyodo et la chaîne publique NHK. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, a aussi été inculpé.

Cependant il n’est pas certain que le patron du groupe Renault soit libéré le 1er janvier, à la fin de sa garde à vue, surtout qu’il doit faire face à une troisième inculpation. En effet, la justice japonaise a émis un nouveau mandat d’arrêt, le troisième, sur des charges supplémentaires, concernant cette fois l’abus de confiance.

Le parquet soupçonne ainsi Carlos Ghosn d’avoir « failli à sa fonction de P-DG et d’avoir causé un préjudice à Nissan ». Concrètement, le bureau des procureurs lui reproche d’avoir fait couvrir par Nissan « des pertes sur des investissements personnels » au moment de la crise financière d’octobre 2008, ce qu’il nie selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK. La somme incriminée s’élève à 1,85 milliard de yens (14,5 millions d’euros). Pour résoudre ce problème financier, il aurait obtenu qu’un ami d’Arabie saoudite se porte garant et aurait effectué des virements d’un montant équivalent sur le compte de ce dernier depuis un compte d’une filiale de Nissan.

 

 

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