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Etat des lieux du GPL en Algérie

Le GPL constitue un axe majeur de la politique du gouvernement en matière de carburant automobile dans notre pays. Voici plus bas un état des lieux de ce secteur avec les projets mis en branle par les pouvoirs publiques.

L’Algérie est parvenue à une capacité de conversion en gaz de pétrole liquéfié carburant (GPLc) de 2.000 véhicules par mois, contre 2.000 par an en 2015, a indiqué dimanche à Alger le P-dg de « Naftal », Belkacem Harchaoui, cité par l’APS.

S’exprimant lors d’un séminaire sur la promotion de « Sirghaz », organisé par la Société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers « Naftal », M. Harchaoui a précisé que ces résultats ont été rendus possibles grâce à l’augmentation du nombre des centres de conversion qui a atteint actuellement 150 centres publics et privés.

« Naftal » a réussi ainsi à augmenter le nombre de ses centres de 25 centres en 2015, à 50 centres actuellement. A cela s’ajoute une centaine de centres agréés relevant du secteur privé, a-t-il relevé.

« Les efforts fournis jusqu’à aujourd’hui par Naftal constituent un pas en avant », a-t-il souligné, précisant que d’ici 2023, un million de véhicules seront équipés de kit « GPLc », ce qui permettra de hisser la consommation nationale de ce carburant à 1 million de tonnes.

Pour atteindre les objectifs fixés, « Naftal » a entrepris des négociations avec un opérateur économique étranger pour un nouer un partenariat consistant à fabriquer en Algérie les kits du « GPLc », a fait savoir le même responsable.

« Nous sommes en négociation pour la fabrication en Algérie d’équipements GPLc, dans le cadre de la règle 51/49%. Les pièces seront produites avec un taux d’intégration avoisinant 75% », a-t-il rappelé.

Interrogé par la presse sur les risques liés à l’utilisation du « GPLc », M. Harchaoui a répondu que « Naftal » a mis en place des dispositions pour le contrôle avant et après le remplissage du réservoir au niveau des stations-services.

« Désormais, nous invitons les passagers des véhicules à descendre de leur véhicule lors du remplissage du carburant. Un contrôle est effectué sur place pour que le véhicule quitte la station-service en étant sécurisé », a-t-il expliqué.

Selon lui, les rares incidents survenus sur des véhicules roulant au « GPLc » sont dus soit « au facteur humain ou à un défaut de maintenance ».

« Certains cas montrent aussi des manipulations de maintenance au niveau de centres non agréés », a-t-il ajouté.

Présent à cette rencontre, le directeur de la commercialisation à « Naftal », Mustapha Nouri, a fait savoir que des prototypes de véhicules hybrides Diesel-GPLc ont été mis en circulation dans le cadre du développement futur de cette solution au niveau national.

« Cela permettra de réduire de 35% la consommation du diesel, ce qui réduira les émissions polluantes au même taux », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, les quantités de gaz de pétrole liquéfié carburant (GPLc) fournies à la Société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers « Naftal » ont augmenté de 58% entre 2017 et 2018, a indiqué dimanche à Alger le P-dg de Sonatrach.

M. Chikhi a expliqué que la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach avait enregistré une augmentation de 58% des quantités de « GPLc » qu’elle a fournies à « Naftal », entre 2017 et 2018, pour répondre à la hausse de la demande du parc automobile national.

Il a, dans ce contexte, affirmé que Sonatrach possédait d’importantes » capacités en matière de production de GPLc, précisant que la production nationale était estimée à 9 millions de tonnes, dont une partie est destinée à l’exportation.

« Nous avons des capacités de production importantes. Nous commercialisons à Naftal près de 400.000 tonnes/an », a-t-il dit, soulignant l’intérêt du développement du carburant à base de « GPLc » dans le but de protéger l’environnement et réduire la facture d’importation des carburants classiques (gasoil et essence).

L’Algérie comptera plus de 490.000 véhicules roulant au gaz de pétrole liquéfié carburant (GPLc) à fin 2019, a indiqué dimanche à Alger un cadre de la Société nationale de commercialisation de produits pétroliers Naftal.

Nouri a fait savoir, en outre, que 700.000 tonnes de « GPLc » ont été écoulées en 2019 sur le marché national, ajoutant que l’année en cours aura vu la conversion de 90.000 véhicules. S’agissant de la contribution de Naftal dans la conversion des véhicules au GPLc, il a précisé qu’au terme des dix premiers mois de 2019, elle a avoisiné les 30%.

Pour atteindre ces objectifs, le représentant de Naftal a évoqué les actions que l’entreprise publique compte entreprendre en 2020, portant notamment sur l’industrialisation de l’activité conversion à travers le lancement des études pour la réalisation d’un pôle de conversion à l’Est avec une capacité de 30.000 conversions/an.

« De plus, il s’agira d’élargir la convention ANSEJ/CNAC à toutes les wilayas et l’extension du réseau d’agents agréés en intégrant les candidats ANSEJ/CNAC », a-t-il détaillé notant que le pays compte 125 centres agréés depuis novembre dernier.

Concernant le développement du réseau de stations-services proposant du GPLc, le même responsable a fait savoir, qu’actuellement 796 stations-services commercialisaient du GPLc sur les 1.456 stations-services que compte le pays (soit 35%).

A noter, que l’objectif de Naftal à l’horizon 2023 est de parvenir à hisser le taux des stations-services proposant du GPLc à 75%.

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