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Importations de véhicules d’occasions: quand la politique s’en mêle!

L’arrêt des importations par les particuliers des véhicules d’occasions, en 2005, a suscité beaucoup de désapprobations parmi les citoyens algériens. En effet, quoi que l’on puisse reprocher à cette formule, elle a permis a beaucoup de personnes dont le budget et modeste d’acquérir un véhicule.

Avant 2005, le citoyen avait la possibilité d’importer une voiture particulière de moins de trois ans en la ramenant d’Europe ou d’ailleurs. La plupart des voitures d’occasion importées l’étaient de France ou de Belgique.

Il faut savoir que certain importateurs qui utilisaient cette formule trichaient sur l’année du véhicule qui était plus vieux que ce qui était porté sur la facture d’achat. On se rappelle de l’affaire des voitures “zh”, ayant défrayée la chronique en ce temps là!

Donc, le gouvernement a remis sur le tapis la possibilité du retours à l’importation des véhicules d’occasions pour certainement récolter des dividendes avec le peuple qui ne pourra qu’applaudir cette mesure mais qui suscitera le courroux des industriels locaux qui ont investis de gros moyens dans leurs structures d’assemblage de véhicules et qui verrons nécessairement leurs part de marché rogner par les importations de voitures d’occasions..

Selon le ministre du Commerce, Saïd Djellab, le retour, projeté par le gouvernement, de l’importation des véhicules d’occasion, permettra de “faire pression” sur le marché des véhicules assemblés localement.

“L’un des objectifs de l’importation des véhicules d’occasion est de faire pression sur les prix des véhicules fabriqués localement. Ça va constituer un facteur externe favorisant la baisse des prix, et permettre de donner une chance au citoyen d’acquérir un véhicule selon ses moyens”, a déclaré M. Djellab à la presse, en marge d’une rencontre d’évaluation avec les directeurs de son secteur.

Le retour de l’importation des véhicules d’occasion se fera “dans le respect des normes et exigences techniques, environnementales et sécuritaires”, souligne M. Djellab.

Dans ce sens, il a expliqué que ce dispositif concernera exclusivement les véhicules de moins de trois ans, mais sans donner plus de détails sur ce dossier “en cours de maturation”.

La conception en cours d’élaboration par les ministères des Finances et du Commerce inclut également le passage par voie bancaire pour le paiement des véhicules importés ainsi que les tarifs douaniers à fixer pour ce genre de transaction.

“Nous allons étudier tout les aspects de façon à ne pas altérer le pouvoir d’achat des citoyens afin de créer un marché automobile équilibré en Algérie”, a expliqué le ministre.

Cette nouvelle mesure s’inscrit dans le cadre d’une “vision globale” sur l’industrie des véhicules, en cours de préparation, qui prendra en charge notamment la problématique de l’assemblage CKD/SKD.
En effet, la facture d’importation des collections CKD destinées à l’industrie de montage des véhicules touristiques a atteint près de 3 milliards de dollars en 2018 contre 1,67 milliard de dollars en 2017, selon les chiffres des Douanes algériennes.

 

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