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Industrie automobile: ce taux d’intégration qui ne veut rien dire!

Ainsi, selon le fraîchement élu, Président de la république Abdelmajid Tebboune, les opérateurs industriels devraient s’inspirer de l’industrie militaire en matière de taux d’intégration national, estimant qu'”il s’agit de la seule industrie mécanique en Algérie” .

Le premier responsable du pays a fait cette déclaration après avoir inauguré la 28e Foire de la production Algérienne “FPA 2019” au Palais des expositions (Pins maritimes, Alger), appelant, ainsi, à “s’inspirer du patriotisme, de l’engagement et du sérieux du secteur militaire dans le processus de redressement industriel” .

Il a, en outre, déclaré que certains opérateurs ont gaspillé, des années durant, d’importantes ressources financières en monnaie nationale et en devise étrangère sans aucun résultat.

“Certains projets ne peuvent être qualifiés d’industrie, car il s’agit simplement d’une importation masquée”, a-t-il lancé, ajoutant “nous ne pouvons avoir un accès forcé à l’industrie” c’est pourquoi nous sommes appelés à “réviser les procédés d’importation” et à “traiter certaines pratiques immorales entachant cette opération”.

L’usine d’assemblage de l’ANP produit, en effet, des véhicules tout-terrains, des camions et des bus de marque Mercedes-Benz. Par exemple, inaugurée en 2014, l’usine de véhicules militaires de Tiaret est détenue à hauteur de 51% par l’Algérie, par le biais de l’entreprise de développement de l’industrie automobile (EDIV) du MDN (34%) et de la SNVI (17%) et à 49% par le fonds émirati ABAR, avec le groupe allemand Daimler comme partenaire technologique.

Si on reconnait le sérieux de la structure industriel de l’armée, pourquoi dénigrer ce qui se fait ailleurs dans notre pays. L’usine Renault de Oued Tlelat, celle de VW à Relizane, ainsi que celle de KIA et Hyundai du Groupe GMI et tant d’autres n’ont rien à envier à celle de l’armée. Pour ce qui est des taux d’intégration, tout le monde s’accorde sur le fait que plusieurs facteurs entrent en considération dans sa détermination et il n’est en rien significatif lorsqu’il s’agit de déclarer si un projet industriel est viable ou non. Ce que font les usines d’assemblage en SKD chez nous, plusieurs pays le font également, on ne citera que la Russie, l’Afrique du sud, l’Egypte et le Nigeria. Il faut rappeler que ces projets offrent de l’emploi a des algériens et ils ne sont pas plus mal en point que d’autres structures dans notre pays. Il est claire que ces projets et leur manière de fonctionner doivent être revue et améliorée pour être rentables. Cependant ce n’est qu’à partir d’un certain nombre e véhicules produits par an qu’elle le deviendront. Ce qui demande du temps. Alors au lieu de jeter le bébé avec l’eau du bain, faisons le tri et essayons de sauvegarder ce qui peut l’être.

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