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La pénétrante Bejaia-Ahnif peine à voir le jour

La pénétrante reliant la ville de Bejaia à Ahnif dans la wilaya de Bouira connait des blocages récurant. Ces blocages sont dus en majorité à cause du problème des expropriation et également de terrains accidentés qui rendent l’avancée des travaux difficile. Pour y palier, plusieurs solutions sont mises en oeuvre dont un pont submersible qui va être construit à hauteur du village d’Ifticene, dans la commune de Sidi-Ayad, à 50 km à l’Est de Bejaia, pour donner l’opportunité aux riverains, voire au-delà, de pouvoir accéder facilement autant à la RN.26 (El-Kseur- limite ouest de la wilaya) que de la pénétrante Bejaia-Ahnif (Bouira), selon une annonce faite par le président de l’APW de Bejaia Mehenni Haddadou.

Cette décision a été prise au terme d’une rencontre de conciliation entre une délégation d’élus locaux et nationaux et les représentants des populations locales, réunis autour de la nécessité de lever les blocages frappant l’avancement du chantier de cette pénétrante, en souffrance depuis juillet dernier.

Finalement l’option de construction d’un nouvel ouvrage s’est imposée, encore une fois à l’occasion, car elle conditionne le confort de milliers de personnes, astreintes au quotidien de faire des détours de plus de 25 km, nonobstant, l’état de leurs parcours, étriqué et truffés de virages, a-t-il expliqué soulignant que les villages des arches voisins D’ath-waghlis et Ath-Mansour vont pouvoir également en bénéficier pleinement.

Le wali qui a reçu cette même délégation dans la journée même a donné pour sa part son « accord pour la réalisation de ce pont dans les meilleurs délais », dira Haddadou Mehenni, qui soutient que cette perspective imminente va aider à relancer de façon vigoureuse le projet de la pénétrante, notamment dans sa phase de jonction entre les localités de Timezrit et Amizour sur 26 km dont la réception optimiste, espèrent-on, devraient intervenir en début de l’été (juin ou juillet).

L’ensemble du projet qui connait un retard substantiel, avec un glissement de plus de quatre ans sur les délais contractuels originaux, pourra ainsi être livré à la fin de l’année. Actuellement le projet est fonctionnel à moitié, soit 51 km de route réalisé soit tout le parcours joignant Ahnif à Akhenak (Seddouk) et un effort déterminant est appliqué sur le Tronçon Akhenak-Sidi-Aich, qui reste visiblement le casse-tête majeur.

L’intervention pour la réalisation sur le site de deux tunnels bloque sérieusement. Les ingénieurs sur place peinant à avancer dans leur creusement, en raison de la nature géologique du terrain. Si bien que pour se faire, ils ont été obligé de faire preuve de beaucoup de prudence, forant moins d’un mètre par jour.

Cependant depuis janvier dernier, les choses semblent aller beaucoup mieux avec le renforcement du chantier en moyens. Et d’aucuns parlent désormais d’une progression de l’ordre de 15 mètres par jours. Ce qui laisse augurer la sortie vers la fin des tunnels vers fin 2020. Il reste en définitive à forer quelques 500 mètres dans les deux tubes qui cumulent une distance linéaire de 2725 mètres.

La levée du blocage localisé à Ifticene va pouvoir aussi donner l’opportunité de poursuivre les travaux en direction de Bejaia et de son port. Le site semblant d’un avis unanime ne pas poser de contraintes palpables, selon la DTP.

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