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Non, la voiture n’est pas un luxe en Algérie!

En algérien la voiture est une nécessité et non pas un luxe, tant notre système de transport urbain et suburbain est déstructuré et ne répond aucunement aux besoins des citoyens.

C’est une déclaration du ministre des Finances, Abderrahmane Raouya qui nous fait réagir. En effet le responsable a estimé, mardi dernier, au Conseil de la nation lors d’une plénière consacrée au débat du PLFC 2020, que l’augmentation des prix des carburants contenue dans le projet de loi des finances complémentaire (PLFC) 2020 aura un effet limité sur le coût d’exploitation des véhicules mais permettra de réduire le « gaspillage » de cette matière essentielle (sic).

Si effectivement, le prix que payent les algériens pour le carburant qu’ils mettent dans leurs voiture est largement subventionné selon des déclarations souvent répétés par nos officiels, il n’en reste pas moins que ce tarif est largement dominé par des taxes qui peuvent, par exemple, êtres revues à la baisse. Une autre solution consiste à adopter le système du carnet subventionné permettant de s’approvisionner auprès des pompes à essences à des prix raisonnables, bien sur pour des quantité de carburant limitées et à établir selon les besoins de chacun.

Augmenter le prix de l’essence, oui mais augmenter en parallèle le pouvoir d’achat des citoyens, qui de son coté n’a pas cessé de s’éroder.

Une gestion intelligente de ce dossier est donc nécessaire et primordiale. Il ne suffit pas de prendre des décision à la hussarde en augmentant le prix de produits vitaux pour le bien être des citoyens algériens. Surtout que s’il faut parler de gaspillage, Mr le Ministre, les fautifs ne sont souvent pas ceux que l’on désigne du doigt!

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