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Le port du casque désormais obligatoire pour les motocyclistes

La loi impose le port du casque pour les motocyclistes et puni tous les contrevenants, cependant les agents de la sécurité routière entre gendarmes et policiers, se montraient permissif à l’égard de cette mesure. Il semble que les responsables aient décidé d’agir. Ainsi on apprend que le ministre de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du Territoire, Noureddine Bedoui a affirmé, lundi à Alger, que loi sera “fermement” appliquée à l’égard des motocyclistes ne respectant pas l’obligation du port du casque et ce dans l’objectif d’assurer leur sécurité.

Présidant la cérémonie d’ouverture du 2ème Salon international de la sécurité et la prévention routières, M. Bedoui a fait savoir, lors d’une conférence de presse, que ses services procéderont à “l’application rigoureuse des lois concernant le non port de casques par les motocyclistes”, et ce au vu de l’augmentation alarmante du nombre d’accidents ayant été recensés par le Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR) dans cette catégorie.

Selon les statistiques du CNPSR, les motocyclistes ont été à l’origine de 3429 accidents en 2018, soit un taux de 14,9% du nombre global d’accidents (+11% par rapport à 2017). Les motocycles ont représenté 0,57% du nombre global des véhicules du parc national en 2016, soit près de 50.842 véhicules.

M. Bedoui a souligné, dans ce sens, l’importance des opérations de sensibilisation effectuées par la société civile dans le cadre de l’action de proximité afin de préserver la vie des usagers de la route, appelant à la nécessité de coordonner le travail entre les différents acteurs notamment les pouvoirs publics et les investisseurs dans le domaine de maintenance et de montage de véhicules.

Il s’est félicité, en outre, de la baisse du taux de décès et d’accidents de la route au niveau national. Ces résultats ont été réalisés grâce à “l’accompagnement et la sensibilisation” effectués par les pouvoirs publics, en sus du rôle joué par les institutions de l’Etat, notamment le ministère de l’Education nationale, a-t-il estimé.

A ce titre, il a salué le rôle des centres de recherches universitaires qui ont consacré une place à la sécurité routière dans leurs axes d’études. Il a appelé en outre les constructeurs du secteur automobile à consacrer une partie de leurs bénéfices aux opérations de sensibilisation.

En réponse à une question relative au permis de conduire à points, M. Bedoui a fait état de la délivrance de 25.000 permis, indiquant, à ce propos, que le permis de conduire électronique à points serait soumis à la même stratégie adoptée par ses services dans l’élaboration de la carte d’identité nationale biométrique.

S’agissant de la Délégation nationale de sécurité routière qui sera d’après les textes de loi placée sous la tutelle du Premier ministère, M. Bedoui a affirmé que cette instance serait opérationnelle au cours des prochaines semaines, appelant à la nécessité de bénéficier des expériences des pays étrangers ayant réalisé des résultats positifs dans ce domaine, à l’instar de la Suède, l’Espagne, la France et l’Allemagne.

La cérémonie d’ouverture du salon a également été marquée par la présence du directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), le Colonel Mustapha El-Habiri. La DGSN participe à ce salon par un stand dédié aux activités de prévention et à la présentation d’interventions en matière de sécurité routière.

(avec APS)

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