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Michelin veux faire autre chose que du pneu

Michelin intensifie ses efforts pour fabriquer des piles à combustible. L’entreprise française fait le pari que la demande croissante de véhicules à hydrogène contribuera à réduire sa dépendance vis-à-vis des pneus.

Le président-directeur général Florent Menegaux a dévoilé jeudi une stratégie de croissance comprenant cinq grandes voies de diversification. Le fabricant de pneus prévoit de générer des milliards d’euros à partir d’activités telles que la production de piles à combustible, l’impression 3D et les matériaux composites et médicaux pour représenter jusqu’à 30% des ventes d’ici la fin de la décennie. C’est une augmentation par rapport aux 5 % de 2019.

Une partie de la croissance proviendra d’acquisitions, a indiqué le directeur financier Yves Chapot lors de la présentation. Le fabricant a également promis une hausse des ventes et de la rentabilité en 2023 par rapport à 2019 et une augmentation du ratio de distribution aux actionnaires dès cette année.

L’expansion de Michelin dans le domaine de l’hydrogène s’articule autour de Symbio, son entreprise avec le fabricant de pièces automobiles Faurecia SA. L’entreprise développe ce qu’elle prétend être la plus grande usine de systèmes à hydrogène d’Europe. Le site de Saint-Fons, dans l’est de la France, fournira des piles à combustible pour une nouvelle gamme de fourgonnettes produites par Stellantis NV et est en pourparlers pour d’autres commandes, selon Valérie Bouillon-Delporte, directrice de l’écosystème hydrogène de Michelin.

« Les constructeurs automobiles et les équipementiers s’intéressent de plus en plus à l’hydrogène et c’est positif », a-t-elle déclaré dans une interview. « Le marché commence à poser une base solide ».

 

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