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Nouveau cahier de charge pour l’industrie automobile: Pourquoi les constructeurs préfèrent s’installer ailleurs?

Le nouveau cahier de charge devant régenter l’activité de montage automobile vient d’être publié au journal officiel n°49 du 19 août 2020. Il fixe de nouvelles conditions aux opérateurs du secteur qui aspirent à faire de l’assemblage automobile dans notre pays. Des conditions drastiques, rébarbatives et repoussoirs pour une industrie en perte de vitesse et qui a plus besoin d’encouragements.

Alors que beaucoup de pays offrent des avantages multiples pour attirer les constructeurs automobile, chez nous, tout est fait pour les décourager. En effet, au lieux de faire des ajustements à meme de récupérer les industries et leurs importantes structures qui faisait du montage en Algérie à l’image de Sovac industrie (VW, Seat, Skoda, Audi), Gloviz (Kia),  GMI (Hyundai Bus & Trucks), Ival (Iveco), TMC (Hyundai VP), RAP (Renault et Dacia), …Malheureusement tout à été fait pour briser cet embryon d’industrie certes imparfait mais appelé à évoluer et à faire mieux. Il faut dire que le milieux des affaires et de l’industrie en Algérie n’est pas des plus attractifs, il faut avoir un moral d’acier pour pouvoir y évoluer et prospérer.

Quand nos responsables accusent, par exemple, Renault de favoriser le Maroc en y implantant des structures industriels bien plus importantes que chez-nous, il faut savoir que chez nos voisins de l’Ouest tout est fait pour attirer l’investissement et assurer aux investisseur un milieu de travail sain et rationnel. Pas de bureaucratie rébarbative ni de graissage de patte pour obtenir le moindre papier; les investisseurs y sont accueilli avec toot les égards et avantages dus à des industriels qui vont créer de l’activité et de l’emploi, aussi simple que cela.

En Algérie, le porteur de projet industriel est, pour nos administrateur et autres responsables, la vache qu’il faut traire, l’occasion de s’enrichir en monnayant pratiquement l’ensemble du processus de mise en place du projet et meme après coup, une fois le projet en activité, il faudra faire face à toutes sortes d’embûches qui ne seront réglés, évidemment, que par moyens détournés! N’importe quelle personne saine d’esprit choisira, bien sur l’endroit où elle se sent le plus en sécurité et où elle y travaille le plus sereinement possible et il faut le reconnaître ce n’est pas le cas chez-nous. Et ce n’est pas un cahier de charge, aussi parfait soit-il qui fera qu’une industrie soit florissante. Il faut un climat des affaires sain, une administration neutre et efficace, des responsables intègre et c’est tout!

Pour en revenir au nouveau cahier de charge, en résumé il oblige de démarrer une activité d’assemblage automobile avec un taux d’intégration de 30%, ce taux devra atteindre les 50% au bout de 5 ans d’activité.

L’investisseur devra mettre 30% de fond propres dans son projet, qu’il soit algérien ou étranger. En cas de partenariat algérien-étranger, est limité le financement bancaire local à 40%. Dans une société de droit algérien créé, le partenaire étranger doit détenir au minimum 30% du capital social de l’entreprise. Par ailleurs, le nouveau texte stipule que  les véhicules produits en Algérie doivent répondre » aux normes de sécurité et de protection de l’environnement prévues par la législation et la réglementation en vigueur, ainsi qu’aux critères de qualité du pays d’origine ». Tout un programme!

Pour obtenir l’autorisation d’activer, la structure industrielle devra disposer dés son lancement d’une chaîne d’emboutissage, de soudure et de peinture.

Chaque projet d’assemblage ne pourra réaliser le montage que de 4 modèles de véhicules, au maximum.

Les projets d’assemblage de véhicules légers n’auront pas le droit de produire des automobiles de plus de  2000 cm3 pour les véhicules
touristiques et de 3000 cm3 pour les utilitaires.

Il n’est pas possible d’assembler des véhicules de marques différentes sur un meme site de production, mentionne également le nouveau cahier de charge.

Par ailleurs, les investisseurs ayant opté pour le régime préférentiel devront, dés le lancement de leur activité, intégrer la production de châssis et de carrosseries et de toutes parties métalliques embouties ou mécano-soudées, ainsi que leur traitement de surface, peinture et poinçonnage local.

Enfin, le nouveau texte stipule que les dispositions du présent décret ne sont pas applicables aux entités industrielles appartenant à l’ANP. Et ils sont dispensés de remplir les conditions du cahier des charges annexé au présent décret, pour accéder au régime préférentiel en vigueur au titre de leurs acquisitions d’intrants, pièces et composants.

Cliquez ici pour consulter nouveau le cahier de charge complet régissant l’industrie automobile en Algérie.

 

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