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Renault veut renforcer son alliance avec Nissan

L’année prochaine sera déterminante pour la relance de l’alliance Renault-Nissan, a déclaré mardi le président du groupe au losange, après une année 2019 marquée par une dégradation des résultats des deux partenaires français et japonais.

“Mon obsession, c’est que cette alliance décolle en 2020”, a dit
Jean-Dominique Senard sur France Inter. “Si en 2020, nous n’arrivons pas
à enclencher l’extraction louable et vertueuse de tout le potentiel de
cette alliance, je considérerais que j’aurais fait, avec les équipes, un
échec.”

Ebranlée depuis fin 2018 par la chute de son homme fort
Carlos Ghosn, qui attend son procès au Japon pour des malversations
financières qu’il récuse, l’alliance peine aussi à suivre les objectifs
ambitieux de ventes de l’ère Ghosn.

Nissan a prévenu en mai qu’il
accuserait sur l’exercice en cours son plus mauvais résultat en 11 ans à
cause notamment d’une politique de remises trop généreuse aux
Etats-Unis. Renault, à son tour, a révisé jeudi à la baisse ses
objectifs annuels.

“Je remercie les équipes qui dans le monde
entier se battent dans un contexte compliqué, mais c’est vrai que la
rentabilité de cet ensemble est légèrement inférieure à ce qu’on avait
anticipé il y a quelque temps”, a dit le président de Renault.

Le constructeur automobile français, qui a également entrepris de réévaluer les objectifs du dernier plan stratégique de Carlos Ghosn – plus de 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 7% de marge opérationnelle d’ici 2022 – recherche également un nouveau directeur général pour remplacer Thierry Bolloré, écarté dix jours plus tôt.

Prié de dire si le nouveau numéro deux du groupe au losange serait
français, Jean-Dominique Senard a répondu: “Tout est ouvert, il n’y a
aucune espèce de restriction liée à la nationalité.”

SUR FCA, NE JAMAIS DIRE JAMAIS

Le
président de Renault a redit que le projet de rapprochement avec Fiat
Chrysler, avorté en juin, n’était pas sur la table aujourd’hui mais
qu’il ne faut “jamais dire jamais”. Sur un rééquilibrage à la baisse de
la participation de Renault dans Nissan, actuellement de 43,4%, il a
répondu: “Il ne faut jamais exclure quoi que ce soit (mais) le sujet
n’est pas là.”

“Le sujet c’est de faire en sorte que cette
alliance se renforce sur le plan industriel”, a-t-il dit. “Renault est
une entreprise mondiale à racines françaises, et elle le restera, mais
elle ne peut pas vivre seule.”

Martin Vial, commissaire aux
participations de l’Etat, a déclaré de son côté sur BFM Business que
l’objectif de l’alliance était de renforcer industriellement l’alliance.
“Le reste, se sont des moyens”, a-t-il ajouté, en réponse à une
question sur la perspective d’une fusion entre les deux groupes.

L’Etat français détient une participation de 15% dans le capital de Renault.

L’industrie
automobile est confrontée à une révolution sans précédent avec un
nouveau durcissement en 2020 des normes européennes d’émissions de CO2
et la disgrâce croissante des moteurs diesel et essence.

Dans ce
contexte, qui contraint les constructeurs à accentuer les économies
d’échelle pour pouvoir investir dans une large palette de motorisations,
Jean-Dominique Senard a annoncé l’arrivée des deux premiers véhicules à
pile à combustible au catalogue Renault, la fourgonnette Kangoo et le
grand fourgon Master.

L’hydrogène est à ce jour peu représenté dans l’offre électrique du groupe au losange, largement dominée par des modèles à batteries rechargeables sur le secteur.

(Source: Reuters)

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